Nous vous présentons les recommandations contenues à l’intérieur des Orientations du Ministre de la Sécurité publique en matière de sécurité incendie

Il est important de distinguer deux éléments très importants :

            Le déploiement des ressources pour débuter une attaque initiale

            Le déploiement de la force de frappe

Il est aussi important de bien comprendre que la force de frappe se compose du personnel affecté aux opérations de sauvetage et d’extinction, des débits d’eau nécessaires à l’extinction de l’incendie ainsi que des équipements d’intervention, dont plus particulièrement ceux destinés au pompage et, s’il y a lieu, au transport de l’eau. C’est la raison pour laquelle le nombre de pompier minimum requis passe à 10 pompiers.

 

Déploiement des ressources d’intervention en fonction du temps de réponse pour une attaque intérieure dans un bâtiment constituant un risque faible

TEMPS DE RÉPONSE

RESSOURCES D’INTERVENTION

4 pompiers
1 150 litres/minute
Une autopompe

Moins de 5 minutes

Délai favorisant l’efficacité de l’intervention

Entre 5 et 10 minutes

Délai compatible avec une intervention efficace

Entre 10 et 15 minutes

Délai préjudiciable à l’efficacité de l’intervention

Plus de 15 minutes

Délai préjudiciable à l’efficacité de l’intervention

 

Déploiement de la force de frappe en fonction du temps de réponse pour un bâtiment constituant un risque faible

TEMPS DE RÉPONSE

RESSOURCES D’INTERVENTION

10 pompiers
1 500 litres/minute
Une autopompe

Moins de 5 minutes

Délai favorisant l’efficacité de l’intervention

Entre 5 et 10 minutes

Délai favorisant l’efficacité de l’intervention

Entre 10 et 15 minutes

Délai compatible avec une intervention efficace

Plus de 15 minutes

Délai préjudiciable à l’efficacité de l’intervention

 

Ces deux tableaux indiquent ce que l’on souhaite atteindre comme niveau de protection:

Une intervention réunissant les ressources minimales mentionnées au tableau, et effectuée suivant un temps de réponse

favorisant l’efficacité, devrait permettre, s’il y lieu, le sauvetage de personnes restées prisonnières à l’intérieur d’un bâtiment en flammes

 

compatible avec une intervention efficace présente théoriquement toutes les chances de se solder par le confinement de l’incendie à l’intérieur de sa pièce d’origine.

 

préjudiciable à l’efficacité ne permet généralement pas d’espérer mieux que de confiner l’incendie à l’intérieur de son lieu d’origine.

 

En d’autres termes, les municipalités doivent déterminer, pour chacune des catégories de risques concernées, la force de frappe minimale qu’elles sont en mesure de déployer et le temps de réponse qu’elles peuvent atteindre en situation ordinaire, c’est-à-dire dans une pluralité de cas réunissant des conditions normales. L’établissement de cette force de frappe devrait, autant que possible, prendre appui sur les normes le plus généralement reconnues, de manière à favoriser des interventions efficaces sans pour autant compromettre la sécurité des personnes en cause, y compris les pompiers.

De manière générale, il apparaît légitime de s’attendre à ce que les ressources acheminées au lieu d’un incendie soient plus importantes si le risque est plus élevé, les tâches à effectuer étant plus nombreuses ou plus complexes et les difficultés associées à l’intervention requérant alors une expertise ou des équipements spécialisés (ex. : appareil d’élévation). Une attention particulière devrait être apportée aux bâtiments situés à l’intérieur des périmètres d’urbanisation, en raison notamment des dangers de conflagration que la localisation de tels risques peut représenter dans ces endroits.

Classification des risques

Catégorie

Description

Type de bâtiment

 1- Risques faibles

Très petits bâtiments, très espacés

Résidences unifamiliales détachées, de 1 ou 2 logements, chalets, maisons mobiles, maisons de chambre de moins de 5 personnes.

Bâtiments résidentiels, de 1 ou 2 logements, de 1 ou 2 étages, détachés

 

 

Résidences unifamiliales attachées

 2- Risques moyens

Bâtiments d'au plus 3 étages et dont l'aire au sol est d'au plus 600 m2

Immeubles de 8 logements ou moins

Maisons de chambres (5 à 9 chambres)

Petits commerces et services (1 à 2 étages, moins de 600 m2)

 

 

Centre commercial (plus de 600 m2)

 3- Risques élevés

Bâtiments dont l'aire au sol est de plus de 600 m2

Établissements d'affaires

Bâtiments de 4 à 6 étages

Immeubles de 9 logements ou plus, maisons de chambre (10 chambres ou plus)

Lieux où les occupants sont normalement aptes à évacuer

Motels

Lieux sans quantité significative de matières dangereuses

Établissements industriels du Groupe F, division 2 (ateliers, garages de réparation, imprimerie, station-service, etc), bâtiments agricoles

 4- Risques très élevés

Bâtiments de plus de 6 étages ou présentant un risque élevé de conflagration

Établissements d'affaires, édifices attenants dans des vieux quartiers

Lieux où les occupants ne peuvent évacuer d'eux-mêmes

Hôpitaux, centres d'auccueils, résidences supervisées, établissement de détention

Lieux impliquant une évacuation difficile en raison du nombre élevé d'occupants

Centres commerciaux de plus de 45 magasins, hôtels, écoles, garderies, églises

Lieux où des matières dangereuses sont susceptibles de se retrouver

Établissements industriels de groupe F, division 1 (entrepôts de matières dangereuses, usines de peinture, usines de produits chimiques, meuneries, etc)

Lieux où l'impact d'un incendie est susceptible d'affecter le fonctionnement de la communauté

Usines de traitement des eaux, installations portuaires.

 

Source : Orientations du Ministre de la Sécurité publique en matière de sécurité incendie. Québec, Mai 2001  www.msp.gouv.qc.ca